Le Travail de NKS PDF Imprimer Envoyer

Conscients de l’urgence à apporter des solutions aux différents problèmes posés, certains villageois aidés d’opérateurs touristiques ont décidé de réagir en créant l’association NKS en août 2010. Cette association s’est fixée comme objectif d’œuvrer pour un développement durable et écologique d’Ampangorina : S’occuper de l’hygiène du village, améliorer les conditions de vie de la population, sauvegarder la faune et la flore, développer toute action à vocation humanitaire et mettre en place des projets par le biais de coopérations extérieures. Comme toute association, NKS fonctionne grâce aux cotisations de ses adhérents et aux dons de membres bienfaiteurs.
Impliquée au quotidien dans la vie du village, NKS s’est fixé un certain nombre de priorités.

  • La création de blocs sanitaires
  • La réfection du réseau d’adduction d’eau
  • Le traitement des déchets
  • L’électrification

Blocs sanitaires

Dans la culture sakalava, les excréments humains sont « fady », c’est-à-dire tabous. De nombreux projets de toilettes publiques ont échoué pour cette raison. En effet, une fois les toilettes construites, il était très difficile de trouver des gens pour s’occuper de leur nettoyage et de leur entretien. L’association NKS a eu l’idée de construire des « toilettes familiales » ou blocs sanitaires. Une famille représente environ dix à quinze personnes. La famille est ensuite en charge de l’entretien, et comme cela reste dans la famille le « fady » est ainsi contourné. Chaque bloc sanitaire est composé de deux toilettes (WC à la turque) et d’une douche.

sanitaires-construction-p blocs-sanitaires-p construction-sanitaires-p

Le principe de réalisation est simple. On construit d’abord une fosse septique de trois bacs sur laquelle prend place le bloc sanitaire. Les cloisons sont ensuite montées en bois et le toit en feuilles de ravinala (palmes de l’arbre du voyageur). L’ensemble s’intègre parfaitement dans l’esthétique du village. Une tranche de quinze blocs sanitaires est prévue. Aujourd’hui (novembre 2010) cinq ont déjà été réalisés et attendent le raccordement à l’eau. Ces cinq premiers blocs sanitaires ont été entièrement financés par l’association.

L’implication des familles dans le projet est indispensable. L’association fournit la plupart des matériaux de construction ainsi que leur transport jusqu’à l’île et les familles fournissent gracieusement la main d’œuvre. Chaque bloc sanitaire, incluant la tuyauterie de raccordement au réseau d’eau du village, représente un coût global de 900 euros.

 

Réseau d’adduction d’eau

En dehors du raccordement des blocs sanitaires au réseau d’eau du village, l’association réalise actuellement une inspection complète du réseau d’adduction d’eau. Il s’agit, en accord avec l’ordre des Capucins, de lister les réparations urgentes à effectuer (tuyaux, vannes, robinets...) afin d’optimiser l’installation actuelle et d’établir un budget annuel pour l’entretien. Une deuxième phase devrait permettre l’étude d’un élargissement du réseau en fonction de l’augmentation exponentielle des besoins en eau du village.

 

Traitement des déchets

Le problème des déchets est double : Le ramassage et le traitement. La création d’une micro-entreprise pour le ramassage est à l’étude. Le ramassage serait effectué avec une ou deux charrettes à zébu et emploierait quatre à cinq personnes. Le ramassage serait financé par les habitants et les opérateurs touristiques en mettant en place un système d’abonnement mensuel, en fonction des ressources de chacun. Basé sur le principe du tri sélectif, le traitement des déchets fait actuellement l’objet d’une étude par l’association.

Un terrain serait mis à disposition par l’ordre des Capucins afin d’y installer un incinérateur et des bacs à compost. Les plastiques seraient envoyés une fois par semaine vers Nosy Be, l’île voisine, qui a déjà mis en place l’évacuation de ces plastiques pour un recyclage effectué à l’extérieur.
Les huiles usagées seront également rapatriées sur Nosy Be vers la station essence TOTAL qui les récupérera afin de les recycler. Plusieurs boîtes pour la récupération des piles seront installées dans le village. Les touristes seront ensuite mis à contribution pour ramener vers l’Europe (où des points de dépôts existent à des fins de recyclage) un à deux kilos de piles lors de leur voyage de retour, comme cela se pratique aux Iles Maldives depuis plus de vingt ans.

 

Electrification

Diverses pistes d’électrification du village sont à l’étude. L’eau descendant des montagnes étant abondante sur Nosy Komba et la force suffisante le choix d’une turbine hydro-électrique pourrait être une solution. L’énergie photovoltaique reste une piste possible. Le raccordement à la centrale électrique de Nosy Be par un câble sous-marin envisagé à une certaine époque paraît quant à lui oublié en regard des coûts prohibitifs occasionnés. L’objectif serait, dans tous les cas, de doter le village entier d’une énergie propre, évitant ainsi les nuisances sonores (groupes électrogènes) et la pollution du site (gaz d’échappement).

 

Copyright © 2011 NKS Nosy Komba Solidarite. Tous droits réservés. - Réalisation INTC - Webmaster